RéSUMé de la séance du 29 Novembre 2009 par Aker Hakille

I- L’origine des Shabazz

Beau nombre de leaders charismatiques de la communauté noire prennent le nom de Shabazz afin de manifester le lien indéfectible les liant à leur passé et à leur terre originelle. Le plus populaire d’entre eux est sans conteste El Hajji Malik Al-Shabazz (Malcolm X ou encore Omowalé). Il prend ce nom après son pèlerinage à la Mecque mais aussi et surtout après son retour de la terre de ses ancêtres, la glorieuse Tribu des Shabazz.

De l’étymologie à l’Atumologie :
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu »

Evangile selon Jean (1.1)

Pour cerner l’origine des Shabazz, il nous faut d’abord comprendre l’origine, la signification même du mot « Shabazz ».
L’étymologie est la science ayant pour objectif la recherche du sens véridique d’un mot, son sens premier. Étymologie vient du grec « Etymos » qui signifie « Sens vrai, véridique » et « Logos » qui signifie « Discours »
On remarque que le terme grec « Etymos » rappelle le terme « Atum, Tem » en Medu Neter (Saintes Ecritures, Paroles Divines) qui est l’un des noms du Créateur signifiant « le parfait, le complet, la Totalité, l’Unique»
Ainsi, l’origine de toutes choses est inextricablement liée au Créateur (Atum – Tem).

Décomposons donc scientifiquement le terme « Shabazz » :

En nous appuyant sur le Medu Neter, Shabazz se décompose comme suit :
1- « SHA » : « Au commencement ». L’origine, le début, le point de départ d’un processus d’évolution, de révolution.

2- « BA » signifie l’âme. Ce qui renferme la spiritualité.

3- « As », renvoit au Trône, à la Royauté. C’est cette même racine que l’on retrouve dans l’Ecriture des noms d’Ausar et d’Aset.

Ainsi, nous pouvons traduire le terme Shabazz par : Au commencement était la spiritualité, puis vient seulement après la royauté.
La spiritualité est indissociable de la royauté, la seconde procédant de la première. D’où le fait que le roi (Fara) ne peut être qu’un dépositaire de L’Autorité Divine, de la Loi Divine.

« Ausar à la tête de la Tribu de Shabazz quitta ce que nos Anciens appelaient Ta Neter (la terre divine) » - Le Viatique De La Sortie Fari Taharka

II- L’ECOLOGIE un piège NEGROPHOBE

Avec l’effervescence autour de la conférence de Copenhague, il nous a paru important de nous pencher sur cette idéologie de l’écologie.
Quels sont les tenants et les aboutissants ? Les non-dits ? Quelles conséquences pour l’Afrique et les africains ?

 Ecologie ou « EGO »logie ?

Les pays développés ont pollués. Les pays émergents sont des grands pollueurs. Et les pays sous développés, s’ils souhaitent se développer bien sûr, devront polluer. Voilà de manière succincte ce qui ressort des « débats » sur cette dite « Ecologie ».
Les premiers sont donc à pardonner car le mal est fait. Les seconds doivent être sanctionnés et doivent freiner leur développement pour le bien-être de la planète toute entière. Quand aux derniers, bien sûr, tous les moyens doivent être mis en œuvre pour les empêcher de polluer, entendons pour les empêcher de se développer afin qu’ils demeurent les derniers.
Alors que la France continue de piller l’Uranium du Niger, afin d’assurer l’électricité à l’ensemble du territoire français, on somme les autorités nigériennes de miser leur développement sur des énergies non polluantes, renouvelables comme par exemple l’énergie solaire.

Il va sans dire que nos chefs d’états présents lors de cette conférence de Copenhague tomberont une fois encore dans le panneau (solaire ?). Fidèles à leur allégeance politique à certains pays, ils feront mine de regarder ailleurs, la tête en l’air, pendant que les mêmes continueront de nous spolier des ressources énergétiques présents dans nos sols et sous-sols.
Pourtant tout le monde sait que l’énergie solaire est une énergie NON RENTABLE. Même dans les pays dits développés, celle-ci est subventionné par les Etats.
Il en va de même pour les bios-carburants. La production des bios-carburants est en concurrence direct avec la production alimentaire. La production d’agro-carburants a pour objectif immédiat la réduction des terres cultivables, la déforestation, … Certaines terres aujourd’hui réservées à la production alimentaire afin de nourrir le peuple, seront maintenant destinées à la production d’une énergie non polluante, et ce quitte à laisser le peuple mourir de faim.

Conclusion :

Les mots changent mais les desseins ne changent pas. L’idéologie de l’écologie prend sa source encore et toujours dans leur « égologie ».

Aker Hakille, Institut Shabazz d’Afrothérapie (ISA)